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TRIBUNE: QUE FAIRE POUR SAUVEGARDER NOS VALEURS CULTURELLES ?

TRIBUNE: QUE FAIRE  POUR SAUVEGARDER NOS VALEURS CULTURELLES ?

La culture se défini comme un ensemble lié de manière de penser, de sentir et d’agir plus ou moins formalisées qui, étant apprises et partagées par une pluralité de personnes servent à constituer ces personnes en une collectivité particulière et distincte. La culture pour un peuple constitue son identité car c’est par elle qu’il se reconnaît en terme de valeurs, de pensées et d’engagement, de langue, d’habitat et de mode de vie, de pratiques, de traditions et de croyances, de vécu en commun et de mémoire historique.

La terre étant habitée par plusieurs peuples, le désir de domination des uns sur les autres entraîne une bataille entre eux, chacun voulant imposer sa culture aux autres. Si certains peuples sont arrivés à résister, on assiste aujourd’hui à l’effacement progressif de l’identité de plusieurs peuples dans le monde. En Afrique, la situation n’est guère différente car la culture occidentale et la venue des pratiques religieuses importées impactent sérieusement la vie de la société traditionnelle africaine. Passé du mimétisme à l’aliénation, bien d’Africains déracinés sont figés dans un dualisme culturel handicapant. Le mythe de l’Occident, de sa puissance technologique et de son modèle économique véhiculé sciemment par l’école et le christianisme notamment ont relégué au second plan les valeurs authentiques définissant l’originalité des cultures locales. Un peuple sans culture est prêt pour l’esclavage dit-on et pour retrouver ses marques, l’Afrique doit tout mettre en œuvre pour sauvegarder son identité culturelle à l’instar de certains peuples d’Asie ou des indiens d’Amérique. Si à l’échelle continental, certains propose la multiplication dans nos universités de travaux de recherche sur les sociétés traditionnelles africaines comme solution, à la base, nous estimons qu’il faut d’abord faire un travail de fond pour ramener les africains à découvrir, accepter et aimer la culture africaine dans sa globalité.

La disparition des contes du soir autour de grand père aux jeux au clair de lune sont aujourd’hui remplacé par l’écoute de la musique moderne à la radio  ou à la navigation sur les téléphones Androïde. La danse du soir autour du feu n’est plus qu’un lointain souvenir. Dans les villages de la région des savanes par exemple, de nos jours le Tam Tam tend à disparaître lors des funérailles ou dans les grandes fêtes, pas seulement parce que la musique moderne ayant pris sa place mais surtout parce que certaines confessions religieuses  chrétiennes ont réussi à  mettre dans la tête des populations que ces pratiques sont diaboliques. Le griot et la Cora ont disparus de la cour du roi laissant les propriétaires au chômage car privé de champ d’expression. Il urge de redonner de la valeur à la cora, guitare traditionnelle joué lors des grands événements et surtout pendant la chasse, aux griots, aux chanteurs traditionnels  par l’organisation régulière des nuits culturelles afin de les faire découvrir par les jeunes générations, instaurer un système de mentorat entre les jeunes et les anciens afin de faciliter la transmission du savoir car un griot est avant tout un grand dépositaires du savoir ancestrales, de l’histoire de la lignée de chaque peuple, collectivité et clan. Appel à tous les mordus de la chose culturelle à se mettre au boulot, le chantier est vaste.

 

Robert DOUTI

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