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SANTÉ : SORTIR WARKAMBOU DE LA BOUE

Le bâtiment principal de l’USP.

Le Togo enregistre des progrès importants depuis l’avènement de Faure Gnassingbé à la tête du pays . La politique des grands travaux entamée depuis quelques années à permis de doter notre pays d’infrastructures de qualités dans le secteur des transports surtout. Dans le domaine de l’éducation et de la santé, deux secteurs prioritaires de la politique du gouvernement ,on note également des efforts mais sur le terrain le constat est interpellant par endroit surtout en zone rurale , c’est le cas de warkambou dans de la préfecture de Tône où notre rédaction a fait un tour.

Warkambou, chef lieu du canton du même nom est le plus vieux canton de la commune de Tône 3 situé à environ 45 km à l’ouest de Dapaong. La piste qui y mène est en pleine réhabilitation et le calvaire des usagers sera bientôt un lointain souvenir à part le grand pont de l’entrée Nord du village complètement effondré depuis plusieurs années qui, selon nos recoupements ne serait pas pris en compte par le projet en cours. La traversée de la rivière débouche sur le centre de santé , juste à quelques enjambées.
L’ état du bâtiment, objet de toutes les curiosités a suscité notre attention. des murs lézardés ,une toiture rouillée ,en partie rénovée et des contre-vents en bois noircis par l’eau de pluie. Nous décidons de le visiter. L’infirmier chef de poste est très heureux de nous accueillir.

À l’intérieur , il nous fait visiter une à une les salles : plancher fissuré , plafond pourri a plusieurs endroits , porte en contre-plaqué usées par le bas ,etc. Le bâtiment , en état de délabrement avancé n’a pas pû résister à l’épreuve du temps. construit depuis 1984 , l’ouvrage s’écroule sous le poids de l’âge et l’effet des intempéries. La visite s’achève par la salle d’accouchement. Le tableau est saisissant : pas de porte ,nous franchissons le seuil en écartant un rideau qui réclame sans suite un peu d’eau et de savon. À l’intérieur, la table d’accouchement est en terre battue et juste au dessus, une partie du plafond inexistant offre l’opportunité aux serpents, aux geckos, aux lézards et aux pipistrelles, les nouveaux maîtres des lieux , de profiter pleinement de la nudité des femmes en travaille. Enfin , contiguë à la salle d’accouchement, une chambre où s’entassent dans le coin droits des laves-mains usagers,une vieille moto et des anciennes feuilles de tôles, le tout soigneusement drappé de toiles d’araignées fait figure de suite de couches avec deux lits. Il ne manque plus rien pour justifier la baisse du taux de fréquentation du centre qui pourtant est bien alimenté en électricité grâce à un système solaire. ” Ici personne n’est en sécurité car le plafond ouvert à plusieurs endroits occasionne très souvent l’infiltration de reptiles dangereux ” nous a confié un accompagnant. Le responsable de la formation sanitaire explique que des démarches en vue de donner un visage nouveau au centre connaissent des difficultés dans l’aboutissement . ” Nous avons soumis un projet de réhabilitation à la Direction préfectorale de la santé et aussi à l’UNICEF mais jusqu’ici nous n’avons obtenu que la construction des sanitaires. La rénovation par endroit de la toiture que vous voyez est l’œuvre des ressortissants de warkambou à Lomé qui nous avait appuyé avec un peu plus de trois cent mille francs” explique t-il.

Au dehors sous un arbre, une fourgonnette à trois roues est debout sur ses gentes. Il avait été offert en 2008 par le chef de l’État pour faciliter les évacuations selon l’aide soignant mais il n’a jamais été utilisé pour ça en raison de l’état de la route . ” Ici, lorsqu’on évacue un malade , c’est la croix et la bannière. Il faut utiliser une moto quelque soit l’état du patient. Pour les cas plus grave ,on fait appel à un tricycle. Il m’est arrivé parfois de transporter personnellement le malade sur ma moto pour le C H R de Dapaong. Devant l’urgence, nous n’avons pas de choix car il faut tout tenter pour sauver la vie ” a ajouté le responsable de l’unité de soins.

Cet état des lieux très interpellateurs est une invite à la manifestation de bonnes volontés d’où qu’elle viennent à commencer par les autorités en charge du ministère de la santé. La réhabilitation de ce centre devient un impératif. Vite , il faut agir et nous espérons que notre message, tél une semence tombera sur un sol fertile.

La rédaction.

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